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Stratégies de Diplomatie

Démarrer avec la turquie

La Turquie est souvent réputée comme le pays possédant la meilleure position défensive. Cependant, cette position très défensive a aussi l'inconvénient de freiner son développement, d'où l'importance d'un bon départ. Trop de joueurs ont souvent perdu, car leurs troupes n'arrivaient pas à aller plus loin que la Bulgarie.

La position en replis de la Turquie lui procure l'avantage de ne pas avoir à se battre sur deux fronts à la fois. Elle ne peut en effet être assaillie que par un seul côté et le contrôle de quelques territoires lui assurent une très bonne défense.


Trois axes de développement?

La Turquie possède trois axes de développement : Les steppes russes, les Balkans et la Méditerrannée. Tout joueur doit se poser la question de celui ou ceux qu'il veut privilégier. Cependant aucun ne doit jamais être complétement négligé. Chacun des trois axes part d'un des centres nationaux pour se diriger vers l'Italie, L'autriche-Hongrie et la Russie.

Le contrôle de la Mer Noire est un élément clef dans la défense turque. Grâce à lui, Ankara et Constantinople sont protégées de toute attaque des flottes russes. De plus, il permet aussi d'avoir une position de force pour la conquête d'Odessa qui est la porte de la Russie et une possible emprise sur Moscou et Varsovie à plus long terme.

Les Balkans est une région très importante pour les Ottomans. C'est là que se trouvent bien souvent les premier centres gagnés par la Turquie. La Bulgarie est un territoire stratégique primordial. Elle protège Constantinople des invasions Autrichiennes ou Russes et autorise le Sultan à rêver de la conquête de la Serbie, de la Roumanie ou de la Grèce. Sans la Bulgarie, la Turquie ne pourra jamais se développer sur le continent européen. Les Balkans sont biensûr l'axe de développement qui offre le plus de perspectives en début de partie.

La Méditerrannée enfin est la voie la plus rapide vers l'occident. Le contrôle de la Mer Egée est un élément important de la défense Turque. Il permet de soutenir les positions turques dans les Balkans, d'avoir une emprise forte sur la Grèce et de se protéger des attaques martimes de l'Autriche-Hongrie et de l'Italie, voire à plus long terme, de la France. Le contrôle de ces territoires permet ensuite d'envisager la conquête des côtes de la Méditerrannée telles que celles de la Tunisie ou de l'Italie.


Les enjeux

C'est l'année 1900 et le mouvement des différentes troupes de l'armée turque qui va déterminer quels seront les axes développés par le Sultan.

Tout le monde s'accorde à dire que l'armée de Constantinople ne peut que s'emparer de la Bulgarie au printemps 1900. Ce territoire constitue en effet le seul centre neutre que la Turquie peut à coup sûr conserver à la fin de la première année. Pour la montée en puissance furture de l'Empire, il est donc nécessaire de marcher vers Sofia. De plus, un tel acte n'a quasiment aucun effet sur les relations de la Turquie avec ses voisins étant donné que ni le Tsar, ni l'Empereur Autrichien ne s'aventureront à réclamer le contrôle de la Bulgarie en 1900. Ce territoire revient donc de droit au Sultan. Ainsi on peut considérer que toute bonne ouverture doit comporter en premier lieu : A CON - BUL. Le choix des ordres a donné aux deux autres unités est plus problématique.

Le second objectif de la Turquie est le contrôle de la Mer Noire. Tout bien sûr dépend des relations du Sultan avec le Tsar. Sont-ils ennemis ? Alliés ? ou indifférents l'un à l'autre ? Pour la flotte d'Ankara, l'attaque de la Mer Noire peut avoir deux conséquences majeures. Tout d'abord, après un affrontement avec la flotte d'Odessa, elle peut provoquer la retraite à Ankara. Il est vraisemblable que le Tsar sera très fâché d'un tel événement. Elle peut provoquer aussi l'entrée en Mer Noire, si le Tsar a choisit de se lancer à la conquête de la Roumanie dès le printemps 1900. Une flotte turque en Mer Noire, c'est la possibilité ensuite de contrôler la Roumanie et Odessa ou de soutenir ces deux territoires dans le cas d'une alliance russo-turque. Que cela avorte ou non, attaquer de la Mer Noire avec la flotte d'Ankara en printemps, c'est être sûr de conserver ce port à la fin de l'année. Dans le cas d'une alliance russo-turque, il n'est pas besoin de se protéger ainsi, la flotte d'Ankara peut alors aussi voguer vers la Méditerrannée en passant par Constantinople ou tout simplement tenir sa position. L'usage réelle de cette flotte est donc reporté vers l'avenir.

En ce qui concerne l'armée de Smyrne, trois possibilités s'offrent à elle : avancer derrière celle de Constantinople vers les Balkans, protéger Ankara ou marcher vers le Caucase. Attaquer Constantinople, c'est pouvoir soutenir la Bulagire contre une attaque austro-russe en automne 1900 et c'est aussi la possiblité, si l'avancée de l'armée de Constantinople n'est pas repoussée, d'assoir la domination turque sur les Balkans en entrant en Bulgarie. Attaquer Ankara, ne sert quasiment à rien puisque qu'au printemps 1900, cette ville ne peut être menacée et c'est prendre le risque d'être refoulé à Smyre si jamais la flotte d'Ankara venait à retraiter là après une bataille contre la flotte d'Odessa en Mer Noire. Cette attaque ne présente donc que peu d'intérêt. Enfin, si l'objectif du Sultan est de conquérir les steppes russes, l'invasion du Caucase va dans ce sens. Elle permet de menacer Odessa et ainsi de permettre l'entrée de la flotte turque en Mer Noire, si cela n'est pas déjà fait.

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